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Haïti-Élections : l’IJDGL appelle au retour à l’ordre et à la sécurité pour garantir l’équilibre démocratique
Par - Mis à jour le 2026-09-18 à 14:41
Publié le 2026-09-18 à 14:40
L'annonce des Assises nationales citoyennes en ligne, organisées le mardi 15 septembre 2026.
À l’occasion de la Journée internationale de la démocratie, le responsable de l’Initiative des Jeunes pour la Démocratie et la Gouvernance Locale (IJDGL), Akao Gerson Dominique, appelle à faire du rétablissement de la sécurité une priorité garantissant la tenue des prochaines élections en Haïti.
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Cette recommandation intervient dans la foulée des Assises nationales citoyennes en ligne, organisées le mardi 15 septembre 2026 autour du thème : « Haïti à la croisée des chemins : sécurité, démocratie, élections et participation des femmes. Quel avenir pour la Nation ? ». L’initiative a été portée par le Refuge des Femmes d’Haïti, le Refuge des Femmes d’Haïti-Canada (Ref-Haïti Canada) et la Fédération des Organisations de Femmes pour l’Égalité des Droits Humains (FEDOFEDH).
Dans un rapport de recommandations issu des réflexions des membres de l’IJDGL, dont le suivi doit débuter le 17 octobre prochain, Akao Gerson Dominique estime que la tenue des élections demeure essentielle au processus de démocratisation, mais que leur organisation ne peut être dissociée de la question sécuritaire.
Pour le responsable de l’IJDGL, le rétablissement de l’ordre public doit précéder le processus électoral afin de créer les conditions nécessaires à une participation citoyenne effective et à un scrutin crédible.
Il préconise notamment l’engagement d’un processus de démantèlement, de désarmement et de réinsertion, visant à réduire la capacité des groupes armés à exercer une influence sur les espaces politiques et électoraux.
« L’État doit reprendre son autorité », soutient-il, estimant que les institutions publiques doivent être en mesure de remplir leurs prérogatives sur l’ensemble du territoire et de limiter le recours à la violence comme moyen d’influence ou de conquête du pouvoir.
Cette préoccupation est également liée, selon Akao Gerson Dominique, aux expériences électorales antérieures. Il rappelle que certains scrutins ont été marqués par des épisodes de violence et avance que des armes auraient, dans certains cas, été distribuées à des jeunes à des fins électorales. Ces armes auraient alors contribué à alimenter durablement l’insécurité dans certaines zones.
La jeunesse appelée à s’engager
Face à cette situation, Akao Gerson Dominique appelle la société civile, et particulièrement la jeunesse haïtienne, à renforcer son engagement citoyen.
Il encourage les jeunes à ne pas se limiter à leur participation au scrutin, mais à prendre part aux actions citoyennes visant à défendre les principes démocratiques, à demander des comptes aux autorités et à exiger des réponses concrètes à la crise sécuritaire.
Pour le responsable de l’IJDGL, la société civile doit parvenir à une position commune afin de faire entendre une voix collective auprès du gouvernement et de demander la mise en œuvre, dans les meilleurs délais, de mesures susceptibles de rétablir l’ordre et la sécurité.
« La sécurité ne doit pas être considérée comme une question secondaire dans la préparation des élections », fait valoir le responsable, pour qui la participation citoyenne perd une partie de sa portée lorsque les citoyens ne peuvent pas circuler, se réunir, faire campagne ou exercer librement leur droit de vote.
L’IJDGL propose également une démarche à suivre dans l’hypothèse où les autorités ne parviendraient pas à produire des résultats tangibles dans le délai attendu.
Dans ce cas, Akao Gerson Dominique préconise une concertation entre les différents secteurs de la société, avec la participation des acteurs concernés et, le cas échéant, de la communauté internationale.
L’objectif serait d’examiner collectivement les mécanismes susceptibles de répondre à la crise sécuritaire et institutionnelle et de favoriser le retour du pays sur la voie démocratique.
Cette proposition figure parmi les recommandations formulées en marge des Assises : unir la société civile autour d’une position commune pour exhorter le gouvernement à agir, puis, en l’absence de résultats tangibles, ouvrir une concertation nationale sur les mécanismes de gouvernance permettant de faire face à la crise.
« Pas d’élections crédibles sans conditions sécuritaires »
Alors que les autorités affichent leur volonté d’organiser les élections prévues cette année, le responsable de l’IJDGL estime que l’enjeu ne se limite pas à fixer une date électorale.
Il s’agit, selon lui, de créer les conditions permettant aux citoyens, aux candidats, aux organisations politiques et à la société civile de participer au processus sans être soumis à la contrainte des groupes armés.
Dans ces conditions, le rétablissement de la sécurité, le renforcement de l’autorité de l’État et la mobilisation citoyenne constituent les principaux axes de la position défendue par l’organisation de jeunesse.
Akao Gerson Dominique appelle ainsi à une mobilisation responsable de la société civile et de la jeunesse afin d’exiger des autorités des mesures concrètes. À défaut de résultats, il préconise l’ouverture d’une concertation entre les différents secteurs de la société pour rechercher une issue à la crise et préserver les conditions nécessaires au fonctionnement démocratique du pays.
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